Les anecdotes du Centre


Notre Centre de Sauvegarde accueille un très grand nombre d’animaux différents en tout genre et toutes espèces. Tous les jours, nos bénévoles et soigneurs vivent des histoire incroyables qu’on a souhaité vous faire partager. Entre le fait de recevoir des nouvelles d’un oiseaux accueilli il y a 15 ans et permettre à une famille de se retrouver… Nous sommes ravis de contribuer quotidiennement à cela !

Une fugueuse

En janvier 2019, surprise : une fouine est accueillie au sein de notre Centre. Arrivée dans un très fort état de choc, nos soigneurs l’ont récupéré sur le flanc, langue sortante et en convulsion… Nous n’étions pas optimistes. Elle a été laissée à jeun sur un tapis chauffant et une injection de cortisone lui a été administrée afin de lutter contre son état de choc. Le lendemain… Surprise !!! C’est une jeune fouine très en forme qui a été retrouvée… enfin… presque. En effet, connaissant l’ingéniosité de ce petit animal pour s’extirper de n’importe quel endroit, nous l’avions installée dans une pièce fermée. Nous avons bien fait car… elle n’était plus dans sa caisse… Retrouvée, récupérée et remis dans un endroit calme, elle nous a fait clairement comprendre qu’elle allait très bien et qu’elle souhaitait qu’on la laisse tranquille.

Il vient du froid

Accueilli en octobre 2018, un faucon pèlerin a été trouvé en bord de route. Faible, maigre, il ne tient pas sur ses pattes et souffre de paralysie surement due à un choc véhicule. Pourquoi vous raconter cette histoire ? Et bien parce que cet individu était un grand voyageur puisqu’il nous venait tout droit de… Norvège ! En effet cet oiseau a été bagué par le Museum Stavanger Norway (bague métal n°3042884 ainsi qu’une bague de suivi violette comprenant le code 8G).

Un vrai périple

En septembre 2018, nous recevons un coup de téléphone de l’association « Les Paniers du Cœur » basée à Argentan (Orne).

Ils ont récupéré au matin une jeune femelle chevreuil (une chevrette) très probablement percutée par une voiture à la limite du Calvados. Tandis que les premiers soins ont été administrés sur le champ, l’équipe de cette association a rapidement mis en avant le fait qu’une amputation de la patte arrière gauche était nécessaire. Ils ont donc pris l’initiative de contacter un vétérinaire afin de réaliser cette chirurgie. Une fois cet acte médical effectué, la question s’est posée : que faire de cet animal qui n’aura que trois pattes ? Après avoir eu connaissance de toutes ces données, nos soigneurs – grâce à leur expérience en la matière – ont pu y répondre : cet animal va pouvoir retourner dans la nature si elle s’adapte à son handicap. En effet, le fait que ce soit une patte arrière qui ait été abîmée n’empêche pas la viabilité de l’individu dans son milieu naturel. Mais un problème de taille s’est rapidement imposé : plus de 150km nous séparent. Un relais exceptionnel a rapidement été mis en place afin de rapatrier cet animal grâce à un point de rendez-vous proposé à mi-parcours pour chacun : Rugles dans l’Eure. Tandis qu’une personne de l’association a pris la route jusqu’au point-relais, l’une de nos collègues a profité du fait d’habiter au Sud de l’Eure pour prendre la suite du convoi jusqu’à notre Centre.

Une bonne histoire

En juin 2018, une histoire formidable a eu lieu au sein de notre Centre… Nous sont déposés par un particulier 5 petits hérissons, en hypothermie, âgés d’à peine 10 jours. Avec amour et persévérance les bénévoles en prennent soin, il faut qu’ils prennent du poids.

2 jours plus tard, la même personne nous rappelle : un gros hérisson a été récupéré le matin en plein jour errant dans le jardin : la bête arrive au centre, nos doutes se confirment : c’est une femelle allaitante ! Elle semble bien se porter, la question est : est-ce la maman des 5 petits déjà en soin ? Il faut tenter, la mère est placée au calme avec les petits : ceux-ci poussent immédiatement des petits cris d’appels en cherchant frénétiquement les mamelles de la maman ! Peu de temps après c’est une hérissonne en train d’allaiter ses petits que nous retrouvons sous les linges ! Ils ont été relâchés au taquet dès que les petits ont été jugés viables par notre équipe.

Un œuf… Un goéland

En mai 2018, nous sont apportés par les agents de l’ONCFS 2 œufs de Goéland marin, l’un est fichu, l’autre est froid. Ramassés sur un chantier à Dieppe qui ne peut être reporté, le 2eme œuf est mis en couveuse sans grand espoir. Dès le lendemain la coquille se craquèle et 2 jours plus tard nait Gilou, petit goéland marin, en pleine forme ! Son nom de baptême est en hommage à un ami du CHENE, blagueur de Goélands marins sur Le Havre,
Il sera vite accompagné d’autres petits Goélands avec qui qui il grandira puis il sera relâché une fois jugé viable.

Un hôte peu commun

En mars 2018, un hôte peu commun de notre centre de soins, discret en nature, est arrivé au CHENE par la grande porte : un gros bec casse-noyaux (Coccautrosthes coccautrosthes) mâle. Victime d’un choc contre une baie vitrée, son épaule était endommagée. Non volant, il a fallut attendre patiemment que l’oiseau se rétablisse. Un mois après l’équipe et les bénévoles ont pu le relâcher afin de lui laisser faire sa vie d’oiseau discret dans nos campagnes normandes.

Une patiente rare

En décembre 2017, une Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) a été accueillie au Centre… Cette espèce est peu commune au CHENE puisque nous avons eu que 9 individus depuis la création de l’association. Celle-ci est la seule a avoir retrouvée sa liberté malgré une fracture de l’ulna due à un tir. Pendant 1 mois, son aile a été immobilisée afin de reconsolider l’os puis l’avocette a entreprise sa rééducation. Le 29 Janvier 2018, elle était prête à repartir dans la Réserve Naturelle Nationale de l’Estuaire de Seine d’où elle était venue.

Pourquoi est-ce compliqué de soigner une avocette élégante ? Cette espèce a un régime alimentaire très spécifique puisqu’elle ne se nourrie exclusivement d’insectes aquatiques, vers et petits crustacés trouvés dans la vase. Nous n’avons pas de milieu vaseux au CHENE, après plusieurs essais plus ou moins concluants, notre équipe a réussi à trouver une solution de nourrissage : mettre en suspension sa nourriture dans de l’eau… Un succès, elle a bien repris du poids.

Une famille rousse

En mars 2016, le Centre accueille 3 petits écureuils mâles après l’abattage de l’arbre dans lequel le nid avait été construit. Âgés d’environ 1 mois, ils sont pesés et identifiés via un code couleur. Non sevrés, nos bénévoles vont jouer la maman de substitution en les installant sur un tapis chauffant et en leur proposant du lait de substitution 4 fois par jour. 4 jours après, les petits commencent à manger seuls, ils sont mis un peu plus tard à l’extérieur puis sur leur zone de relâcher. Le 15 Avril suivant, leur cage est ouverte, ils partent faire leur vie de jeunes écureuils roux.

Un Œdicnème criard

En juin 2013, un poussin d’Oedicnème criard (Burhinus Oedicnemus) nous est déposé après avoir été retrouvé sur la route, au bord d’un champ fauché, près d’un autre poussin, malheureusement écrasé. Exclusivement insectivore, cette espèce est aussi extrêmement farouche et difficile à nourrir, mais les soigneurs sont pour l’instant optimistes. Le 12 Août, une volière est aménagée pour lui afin de limiter son niveau de stress. Le 9 Septembre, la délivrance : en présence des partenaires LPO, de bénévoles du Centre de Sauvegarde et de journalistes de l’Impartial et du Paris Normandie, l’Oedicnème criard a retrouvé la liberté.

Une mouette est là

En mars 2013, une Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) a été relâchée… Elle a été accueillie par le CHENE pour être soignée d’une fracture de l’ulna.

Plus de 2 ans après, le 22 Novembre 2015, elle a été capturée aux Pays-Bas. L’information du CRBPO ne nous a été transmise qu’en début 2018 et notre équipe est ravie de cette nouvelle.

Reprise d’une Buse

En juillet 2011, une Buse variable (Buteo buteo) accueillie a été relâchée… Elle a été rendue à son milieu naturel après avoir été soignée dans notre Centre.

Près de 6 ans après, le 6 Février 2017 à Houppeville en Seine-Maritime, elle a été reprise, hélas décédée.

Reprise d’un Guillemot

En mars 2003 un Guillemot de Troïl (Uria aalge) mazouté a été accueilli au Centre… Mazouté à Dunkerque, suite à l’échouage du Tricolor, ce Guillemot a été accueilli puis bagué et relâché le 25 avril 2003 à Yport.

15 ans après, le 6 avril 2018, le CRBPO (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux) nous informe de la reprise de l’oiseau, malheureusement mort en Ecosse le 19 mars 2018. Malgré le stress provoqué par ce qu’il a subit et son lavage intensif, nous pouvons en conclure que les soins prodigués aux oiseaux mazoutés fonctionnent. Une nouvelle qui fait chaud au cœur

Attention : nous vous proposons ici quelques histoires prises sur le vif au sein de notre Centre de Sauvegarde. Nul animal ne peut être comparé à l’autre et chaque soin apporté à un individu est spécifique à sa pathologie, son histoire et sa personnalité.