Le centre

Réglementation


Membre de l’UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde), notre Centre de Sauvegarde a pour mission d’accueillir tout animal sauvage en danger et organiser son sauvetage dans les meilleures conditions en prenant en compte ses besoins physiologiques en vue de le relâcher dans la nature. Notre Centre est l’un des rares centres de France a accueillir toutes les espèces d’animaux, du moineau jusqu’au phoque. Construit en 1996, soit 16 ans après la création de l’association, le bâtiment principal propose toujours un vaste espace pour l’accueil des animaux tandis que les extérieurs ont évolués au cours du temps en s’agrandissant continuellement pour faire face à l’arrivée toujours plus importante des animaux en détresse.

L’arrêté du 11 septembre 1992 (J.O. n° 219 du 20 septembre 1992) définit les règles de fonctionnement des centres de sauvegarde. Un Centre de Sauvegarde est un établissement qui a une autorisation d’ouverture, délivrée par le préfet, qui prend en compte la nature et la qualité des installations, leur destination et leur conformité avec le texte de l’arrêté, les règles d’urbanisme et le règlement sanitaire départemental. Les animaux accueillis sont sous la responsabilité d’un capacitaire, au CHENE, Alain BEAUFILS, titulaire du certificat de capacité est délivré par le préfet et la Direction des Services Vétérinaires (DSV). Nous tenons des registres qui sont à la disposition des agents de contrôle dans ce domaine : l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), la Douane, la DSV, l’Office National des Forêts (ONF) ainsi que la police et la gendarmerie.
La majorité des espèces recueillies dans les centres de sauvegarde sont des espèces protégées par la loi 76-629 du 10 Juillet 1976 (texte fondateur en matière de protection de la nature), ou sont concernées par la Convention de Washington de 1973 qui réglemente le commerce des espèces dans le monde. L’élevage d’un ou plusieurs individus sans les autorisations adéquates est également strictement interdit, dans l’intérêt des espèces.

Au niveau du transport, il est interdit ou très sévèrement réglementé lorsqu’il s’agit d’animaux sauvages. En effet le transport d’animaux sauvages ne peut pas se faire sans autorisation ; il existe toutefois une tolérance pour amener un animal vers un centre de sauvegarde.

Nos locaux

Installations intérieures

  • La salle de soins

    Dans cette pièce, les animaux sont auscultés après leur arrivée. En fonction de la pathologie (traumatisme, maladie, parasitisme, …), les premiers soins sont effectués.
  • Le couloir des boxes

    Cet espace est destiné à accueillir les moyens et gros individus qui ne peuvent voler. Du fait de la flexibilité du matériel, il est possible d’y placer d’autres animaux, car la taille des boxes peut être adaptée en fonction de la place requise.
  • La nurserie oiseaux

    Cette salle est composée de larges plans de travail afin de disposer les nombreux cartons et cages qui accueillent les jeunes passereaux (moineaux, grives, hirondelles, martinets, rouge-gorges, mésanges…). Pour les juvéniles, les nourrissages ont lieu toutes les heures.
  • La quarantaine phoques

    La quarantaine se compose de 3 pièces du fait de mesures d’hygiène drastiques.

    Un sas où on effectue les changements de tenues pour protéger le personnel ainsi que les animaux. La protection individuelle est enfilée à l’entrée. Elle est composée d’une combinaison, d’un masque, d’une charlotte, d’une paire de gants et d’une paire de bottes qui resteront, à la sortie du personnel, dans cette salle.

    Une cuisine pour la préparation de la nourriture (bouillie de poisson, réhydratant).

    5 boxes pour accueillir les individus.

  • La nurserie mamm'

    Dédiée aux petits mammifères (hérissons, lapins, lièvres, blaireautins, renardeaux, écureuils, faons…), cette salle permet de réunir des animaux dont les soins sont quotidiens.
  • L'animalerie

    Cette pièce accueille tous les animaux dont la réhabilitation nécessite des soins rapprochés et un suivi au quotidien.
  • La cuisine

    La grande cuisine permet d’effectuer les préparations de la nourriture des animaux accueillis au Centre et de servir d’endroit de lavage grâce aux grands bacs à eaux proposés.

Installations extérieures

  • La piscine carrée

    Cette piscine (5m x 7m) accueille les oiseaux d’eau et les phoques considérés comme autonome et qui ne nécessitent aucun soins avant leur prochain relâcher.
  • Les ``Petites Volières``

    Composées de 12 PV individuelles, elles proposent une surface au sol de 5m x 3m. Ces volières ont des murs fermés, un toit composé d’1/3 tôle et 2/3 filet. Le sol est en herbe et des branches perchoirs ainsi que des gîtes occupent l’espace. Elles accueillent des oiseaux qui se nourrissent seuls et ayant un poids de forme afin qu’ils effectuent de petits exercices. Les oiseaux sont observés et nourris tous les jours.
  • Les ``Petites Petites Volières``

    Composées de 10 PPV individuelles, elles ont été construites en 2016 via le financement d’ExxonMobil, de la boutique Nature et Découverte de Rouen et de la réserve parlementaire de Mme BLANDIN, sénatrice des Hauts de France. Elles permettent de compléter les PV qui ne pouvaient plus accueillir le nombre important d’oiseaux que nous avons chaque année
  • Les taquets passereaux

    Ce sont des petites structures, type cage en bois et filet, dont le pan de devant est amovible, permettant ainsi la libération des pensionnaires le moment venu.
  • Les volières bassins

    Ces 4 volières bassins accueillent les oiseaux d’eau et est notamment utilisées pour l’élevage des jeunes goélands. Elles peuvent également accueillir des phoques, en cas de saturation. Les cloisons sont en filet, le toit est en tôle. La surface au sol de 4m x 8m et est divisée en deux parties : 50% de la surface est en terre batture ; 50% propose un bassin en résine où l’eau est filtré. Si besoin, des cloisons amovibles peuvent être installées afin d’empêcher l’accès à l’eau.
  • La volière tunnel

    Cette volière toute en longueur est utile pour tester le vol des oiseaux. Elle permet, également, à nos pensionnaires restés longtemps immobilisés, de se rééduquer en travaillant leur musculature. Le sol est en herbe et des perchoirs sont disposés permettant aux oiseaux d’effectuer des allées et venues.
  • La piscine tunnel

    Elle est utilisée essentiellement pour l’élevage des phoques et peut également servir à l’accueil d’oiseaux d’eau. La piscine, de 3m x 10m , comporte des plages indispensables aux soins et diverses manipulations nécessaires aux soins. L’accès à l’eau est en pente douce et des cloisons amovibles peuvent être installées pour contenir les pensionnaires dans un espace déterminé. Enfin, un vaste espace herbé entoure cette piscine, permettant à certains oiseaux (canards, cygnes) de se déplacer sur un sol souple et de manger l’herbe.
  • Les volières des colombidés

    Ces volières ont des parois en filet qui permettent d’accueillir des oiseaux de toutes tailles qui ne nécessitent que peu de soins. Nourris tous les jours, ils seront lâchés peu de temps après.
  • Le taquet des rapaces

    Ultime structure utilisée pour la réhabilitation, elle permet un lâcher en douceur. Les animaux y sont placés lorsqu’ils sont prêts à regagner la vie sauvage. Ils y séjournent quelques jours, tout accès au dehors fermé, ayant de l’eau et de la nourriture à disposition. Ils intègrent ainsi ce lieu comme une source potentielle de subsistance. Enfin, le taquet est ouvert, laissant la possibilité à ses habitants de le quitter, mais également d’y revenir, si ils n’arrivent pas dans les premiers temps à trouver leur nourriture seuls.
  • Les enclos mamm'

    Les enclos mammifères accueillent les individus qui ne nécessitent plus de soins quotidiens et qui ont été définis comme viables pour rester dehors. Ils sont de taille variable, le sol peut-être en béton ou en herbe et des aménagements sont installés en fonction des espèces accueillies.

Attention ! Pour la tranquillité des animaux, le Centre de Sauvegarde ne se visite pas car – nous tenons à la rappeler – le Centre accueille des animaux sauvages. Pour garantir une bonne qualité des soins, nous limitons au maximum les contacts et manipulations. Le stress génère des maladies, pouvant entrainer la mort de l’animal. Ces animaux sont destinés à être relâchés dans la nature, aussi pour une bonne réhabilitation ils ne doivent pas être imprégnés. Pour ces raisons et pour que nos missions quotidiennes soient remplient de succès, le Centre interdit son accès au public.

Nos projets

Encore aujourd’hui, notre Centre de Sauvegarde nécessite un agrandissement pour accueillir le flot continue d’animaux que nous recevons chaque jour. Nous souhaitons réaliser des actions de développement de la capacité d’accueil et du niveau de nos équipements en créant un espace de dépose de la faune sauvage blessée, d’une 2e piscine pour les phoques, de deux volières tunnel pour la rééducation des oiseaux, d’une volière spécifique aux rapaces et de nouveaux enclos pour les mammifères.